Normandie

Normandie

Découvrez les enjeux et les acteurs de la déclinaison régionale du PNA Butor étoile en région Normandie !

Quelle est la situation actuelle ?

Une population récente de butors désormais en déclin

La population nicheuse normande a connu un pic en 2003 où elle s’élevait à une estimation de 30 mâles chanteurs. La phragmitaie avait alors particulièrement progressé sur l’Estuaire de la Seine et s’était substituée aux vasières de l’estuaire par une dynamique de comblement. Aujourd’hui, la réserve en 2023 ne compte plus que de 2 à 6 mâles chanteurs.

Cette diminution s’explique par une gestion hydraulique compliquée compte tenu des besoins des différents usages en cours sur la réserve (coupe de roseaux, agriculture, chasse) qui s’avère insuffisante pour protéger l’espèce, avec des niveaux d’eau trop bas à la sortie de l’hiver et des fluctuations au cours de la saison de reproduction. D’autres facteurs sont également avancés : manque d’échanges pour favoriser les ressources trophiques, dérangement du fait de la forte anthropisation du site, fragmentation de la roselière, vieillissement de la roselière et atterrissement, manque de zones d’eau libre en connexion avec les vieilles roselières, etc.

Où vit le Butor étoilé dans la région ?

© Maison de l'Estuaire

Un potentiel de 1 000 ha de roselières

D’une surface de plus de 8 500 ha, l’estuaire de la Seine se compose d’une grande diversité de milieux naturels, soumis à l’influence des marées et des activités humaines : prairies humides, mégaphorbiaies, prés salés, rivages de sables et de galets, roselières, etc. Une zone d’environ 1 000 ha de la partie terrestre de la réserve est composée de phragmitaies propices à accueillir le Butor étoilé ainsi que d’autres espèces aux exigences écologiques similaires. Ces milieux sont en revanche soumis à une forte anthropisation (activités humaines dans le site et industrialo-portuaires autour) qui peut impacter les conditions d’accueil.

La région compte un deuxième site de reproduction : les marais du Cotentin et du Bessin. Ce site atypique au regard des autres habitats utilisés habituellement par le butor en France se compose d’une mosaïque de prairies de fauche marécageuses, quadrillées de fossés. Sa gestion en fauche permet au butor de trouver les hauteurs de végétation qu’il affectionne.

Contacts

Faustine SIMON
Chargée de mission
Maison de l’Estuaire
20 rue Jean Caurret – 76600 Le Havre
faustine.simon(a)maisondelestuaire.org
02 35 26 40 97

Florent CLET
Chef de l’Unité Connaissance, Animation et Preservation
1 rue Recteur Daure
14000 Caen
florent.clet(a)developpement-durable.gouv.fr
02 50 01 84 39

PARTAGER